4 choses que je ne fais plus depuis que je prends des anticoagulants
Le Journal WALKO · Santé au quotidien
4 choses que je ne fais plus depuis que je prends des anticoagulants
Six ans de traitement, une chute dans le jardin, et quatre réflexes que personne ne m'avait appris.
Par Annie, 68 ans · 10 octobre 2026 · 8 min de lecture

Je prends un anticoagulant depuis six ans. Tous les matins, avec mon café, sans même y penser. Un comprimé, un verre d'eau, et la journée commence.
Au début, on m'a donné un petit carnet et un quart d'heure d'explications. Ce que fait le médicament. Les prises de sang à ne pas rater. Les autres médicaments à éviter sans demander, comme certains anti-inflammatoires. J'ai tout noté, j'ai tout bien fait.
Ce qu'on ne m'a pas expliqué, c'est ce qui se passe le jour où l'on ne peut pas dire soi-même qu'on en prend.
Ça, je l'ai appris toute seule. Un peu en posant des questions autour de moi, à ma pharmacienne surtout. Et beaucoup le jour où ça a failli mal tourner.
Voici les quatre choses que je fais différemment depuis. Si vous prenez un anticoagulant, ou si quelqu'un que vous aimez en prend un, je crois qu'elles valent les cinq minutes de lecture.
Le jour où j'ai compris
C'était un jeudi de septembre, dans mon jardin. Je voulais couper les dernières roses avant la pluie. Le pied a glissé sur la bordure mouillée, et je suis partie en arrière.
Je ne me suis pas fait très mal. Un coup sur l'arrière de la tête contre le muret, la hanche dans la terre. Je suis restée assise par terre, un peu sonnée, pendant je ne sais pas combien de temps. Deux minutes, peut-être cinq.
C'est mon voisin qui m'a vue par-dessus la haie. Il a appelé les pompiers, par précaution. Et c'est là que tout s'est joué, sans que je m'en rende compte sur le moment.
Le pompier m'a demandé si je prenais des médicaments. Et moi, assise dans l'herbe, avec la tête qui tournait un peu, j'ai répondu « non, rien de spécial ».
Je ne mentais pas. Je n'étais simplement pas en état de réfléchir. Mon comprimé du matin, je le prends depuis si longtemps que je ne le considère même plus comme un médicament. C'est comme me brosser les dents.
C'est mon voisin qui a dit : « Mais Annie, tu as ton traitement pour le cœur, non ? » Il le savait parce que je lui en avais parlé un jour, par hasard, en discutant par-dessus la haie.
Tout s'est bien terminé. Une nuit en observation, un examen, rien de grave. Mais en rentrant chez moi le lendemain, je me suis posé une question toute bête : et si mon voisin n'avait pas été là ?
1. Je ne dis plus jamais « ce n'est rien » après une petite chute
On trébuche sur une marche, on se cogne contre un coin de meuble, on en rit et on continue.
Pour la plupart des gens, l'histoire s'arrête là. Un bleu, une journée un peu raide, et c'est oublié.
Ce que je n'avais jamais vraiment compris, c'est qu'un bleu, c'est un petit saignement sous la peau. D'habitude, le corps l'arrête tout seul : un caillot se forme, ça se répare, on n'y pense plus.
Sous anticoagulant, c'est justement ce mécanisme qui est freiné. C'est le but du traitement, c'est ce qui me protège d'un AVC. Mais le revers, c'est qu'un bleu s'étale davantage et met plus longtemps à partir.
Sur un bras, c'est surtout disgracieux.
Après un choc à la tête, c'est différent. C'est précisément la situation que les médecins veulent connaître tout de suite, parce qu'un saignement peut se faire en silence, sans douleur au début, même quand on se sent bien. On parle, on marche, on plaisante. Et rien ne se voit de l'extérieur.
Alors maintenant, après une vraie chute, j'appelle. Mon médecin, ou le 15 si c'est le soir. Même quand je me sens très bien. Surtout quand je me sens très bien.

2. Je ne sors plus sans que ce soit visible
C'est celle sur laquelle j'ai le plus longtemps fermé les yeux.
Imaginez : vous n'êtes pas chez vous. Vous êtes seule. Il se passe quelque chose, et vous ne pouvez pas expliquer ce qui se passe dans votre corps. Parce que vous êtes sonnée, parce que vous avez peur, ou simplement parce que, comme moi, vous oubliez que votre comprimé du matin compte.
Presque personne ne s'y prépare. Pas parce qu'on est négligent. Parce qu'un accident ne prévient pas.
Et parfois, ce n'est même pas de notre faute. Une voiture qui grille un feu. Quelqu'un qui vous bouscule dans un escalier. Un trottoir mal éclairé.
J'avais mon carnet de suivi. Il était dans mon portefeuille, et mon portefeuille dans mon sac.
C'est très bien pour l'hôpital. Le problème, ce sont les premières minutes. Personne ne fouille le sac d'une inconnue étendue par terre. On regarde la personne : son visage, ses mains, son poignet.

« Avant même qu'on me pose une question, on sait que je prends un anticoagulant. »
Depuis, l'information est à mon poignet. Là où on la lit sans avoir à la chercher, et sans que j'aie besoin d'être en état de répondre.
3. Je ne compte plus sur mon téléphone
Je comprends pourquoi on le fait. Mon téléphone a une fiche médicale d'urgence, des contacts à prévenir, même une détection de chute. Ma fille me l'a installé à Noël. On se dit que ça suffit.
Mais réfléchissons deux secondes.
Pour trouver ces informations, quelqu'un doit : penser que ça existe, prendre mon téléphone, savoir où appuyer, et le faire sur une inconnue étendue par terre, sans savoir s'il a le droit.
Ça fait beaucoup d'étapes pour quelqu'un qui est d'abord sous le choc.
Et puis il y a autre chose. Dans une chute, le téléphone vole souvent plus loin. Il est écran contre le sol, ou cassé, ou tout simplement resté à la maison sur la table de la cuisine.

Ce qui se passe à chaque fois, en revanche, c'est qu'on prend le poignet. Pour le pouls, pour remonter la manche, pour une perfusion.
Ce n'est pas un geste en plus qu'il faut penser à faire. C'est le premier geste.
4. Je ne me dis plus « ça ne m'arrivera pas »
Personne ne prévoit une chute. Personne ne note un accident dans son agenda. C'est justement tout le problème.
Et un jour, ça m'a frappée : c'est exactement pour la même raison que je prends mon comprimé chaque matin.
Je n'attends pas de faire un AVC pour me protéger. Je le prends parce que je ne peux pas savoir quel jour j'aurai besoin de cette protection.
« On n'attend pas l'AVC pour commencer le traitement. C'est le même principe. »
Un bracelet, c'est pareil. On le met une fois, on le porte tous les jours.
Pas parce que j'attends un accident. Mais parce que s'il arrive un jour, après un choc, une chute, un malaise que je n'ai pas vu venir, je veux que mon information parle à ma place, au moment où je ne pourrai pas le faire.
Je suis loin d'être la seule
En France, plus de 3 millions de personnes ont reçu au moins un médicament anticoagulant au cours d'une même année, selon l'Agence nationale de sécurité du médicament. Certaines pour quelques semaines après une opération, beaucoup pour la vie. Une grande partie a plus de 65 ans et vit de façon autonome, souvent seule.
Source : ANSM, « Les anticoagulants en France en 2014 : état des lieux, synthèse et surveillance ».Ce que le bracelet fait, et ce qu'il ne fait pas
Je veux être honnête, parce que les premières semaines, je me suis raconté une histoire. Je me disais : voilà, maintenant je suis protégée. Ce n'est pas vrai.
Ce qu’il fait
- + Montre tout de suite que vous prenez un anticoagulant, sans qu'on ait besoin de vous le demander
- + Se trouve au poignet, là où l'on regarde et où l'on touche en premier
- + Fonctionne aussi quand vous êtes seule, perdue ou incapable de parler
- + Ne vous demande rien : pas de recharge, pas de bouton, pas de réglage
Ce qu’il ne fait pas
- – N'empêche ni une chute, ni un saignement, ni un caillot
- – N'est pas un traitement et ne remplace aucun médicament
- – N'appelle pas les secours et n'a pas de GPS
- – Ne remplace pas votre médecin ni votre suivi
Ce n'est pas une bouée de sauvetage. C'est le panneau au bord de la piscine qui indique la profondeur.
Il n'empêche personne de tomber à l'eau. Il évite juste à ceux qui viennent vous aider d'avoir à deviner.

Pourquoi je n'avais jamais porté les bracelets « d'hôpital »
On en trouve, et ils font leur travail.
Mais je ne les portais pas. Et la raison est presque enfantine : ils ressemblent à du matériel médical. Du plastique épais, des couleurs vives, une grosse croix qui annonce à toute la rue qu'on est malade.
À 68 ans, je ne me sens pas « malade ». Je fais mon marché, je garde mes petits-enfants le mercredi, je marche une heure tous les matins. Je n'avais pas envie de porter un objet qui me range dans une case.
Ce que je porte tous les jours, c'est autre chose :
- Fin et léger : j'oublie que je l'ai
- Gravé dans le métal, pas imprimé : l'inscription ne s'efface pas
- Acier inoxydable : il ne rouille pas et supporte la vie de tous les jours
- Discret, sans couleur criarde : on dirait un bijou
- Gravure en français : lisible tout de suite par n'importe quel secouriste ici
Deux personnes m'ont déjà demandé si c'était un nouveau bijou. C'est la meilleure preuve que c'est réussi : il se remarque par ceux qui doivent le voir, et pas par les autres.
Quand j'en ai parlé à ma pharmacienne, elle m'a répondu que les secouristes recommandent justement de porter ce genre d'information sur soi, bien visible. Je me suis sentie un peu bête d'avoir attendu six ans.
Livraison offerte dès 2 bracelets · 14 jours pour changer d’avis
Ce que ça coûte
Le bracelet coûte 26 €. Et comme on en veut souvent un pour un proche, il y a une offre sur tout le panier, en mélangeant les modèles si on veut.
Pour vous · livraison 3,90 €26 €
Le plus choisi : pour vous et un proche, ou un de rechange. Livraison et guide « Mon plan d’urgence » offerts37,99 €
Pour toute la famille. Livraison et guide « Mon plan d’urgence » offerts78 € les 5
J'en ai pris deux : un pour moi, et un pour mon frère, qui prend le même traitement depuis son opération de la hanche. À deux, le prix baisse nettement.

Les questions que je me posais
Et si je change de traitement ? Le bracelet indique « anticoagulant », pas le nom du médicament. Il reste juste tant que vous en prenez un, quel qu'il soit.
Quelle taille choisir ? Le modèle Slim a une chaîne réglable grâce à une petite rallonge. Le mien s'ajuste à mon poignet fin, celui de mon frère à son gros poignet.
Et sous la douche ? Un contact bref avec l'eau ne pose pas de problème, je l'essuie avec la serviette. J'évite simplement de le garder longtemps dans l'eau de piscine ou de mer.
Français ou anglais ? La gravure existe dans les deux langues. Je prends le français pour ici, et un ami qui voyage beaucoup a choisi l'anglais.
Et si mon père refuse d'en porter un ? C'est souvent une question de look. Le jour où il voit que ça ressemble à un bracelet ordinaire, la discussion change. Et vous avez 14 jours pour changer d'avis.
N'attendez pas d'en avoir besoin
Il m'a fallu six ans. Dont quatre avec un carnet dans un sac que personne n'aurait ouvert. Et un voisin attentif par-dessus une haie, que je n'aurai pas toujours.
Si vous lisez ceci parce que vous prenez vous-même un anticoagulant, ou parce que vous pensez à votre père ou à votre mère : ça vous prendra cinq minutes.
Livraison offerte dès 2 bracelets · 14 jours pour changer d’avis
P.S. Mon carnet est toujours dans mon sac. Il est utile une fois à l'hôpital. Le bracelet, lui, est pour les dix minutes d'avant.
Article publicitaire WALKO, récits et photos reconstitués. Un bracelet médical ne remplace ni un avis médical ni un traitement. En cas d’urgence, appelez le 15 ou le 112.